Témoignage d’un Palestinien citoyen d’Israël sur l’occupation en Cisjordanie.
Publié le 17 Octobre 2013
Mardi 8 Octobre, a eu lieu au cinéma Rex à Montbrson, la projection du film documentaire Route 60 - Un intinéraire au-delà des frontières, organisée par l'association Solidarité Forez Palestine, en présence du réalisateur Alaa Ashkar.
Une soixantaine de participants a suivi avec intérêt et émotion ce voyage sur la route 60 qui traverse du nord au sud la Cisjordanie. Né en Israël, à 20 kilomètres de la frontière, le réalisateur n'a pourtant pas connu la Palestine. C'est en officiant pour une ONG française dans le cadre d'un projet socioculturel à Jénine qu'il s'est pris de fascination pour les paysages. Il décide d’aller voir par lui-même.
Il nous fait partager ces rencontres. Aux Palestiniens d’Hébron, de Bethléem, de Naplouse, de Ramallah, de la vallée du Jourdain ou du camp de Balata, il pose la question de ce qu’est pour eux l’occupation, quels sont leurs rêves, leurs ambitions.
Il réalise avec nous que l’occupation n’est pas seulement physique mais qu’elle pèse sur toute la vie des Palestiniens .
On constate ainsi à quel point l’occupation pèse non seulement sur l’économie de la Cisjordanie mais aussi sur tous les habitants dont la vie est conditionnée par cette restriction des mouvements, des libertés, des rêves et des ambitions.
A travers ces belles rencontres et ces témoignages pleins de bon sens et de dignité, d’un berger, d’une chrétienne de Bethléem, d’une commerçante d’Hébron, d’enfants, d’adolescents, on mesure le désespoir plus ou moins caché des Palestiniens.
«Plus qu'une œuvre informative, c'est d'abord une histoire personnelle. À travers à un voyage poétique, j'écoute les rêves, les passions, l'espoir, le désespoir de Palestiniens ordinaires », observe le cinéaste. "Ce documentaire créatif représente le côté intime de mon expérience en Cisjordanie où j’ai vécu pendant deux ans. C’est en tant que Palestinien que j’y suis allé. J’ai pourtant grandi à 25 km de la frontière avec cette région et je n’y étais jamais allé auparavant. Bien plus qu’un mur, ce sont des barrières psychologiques qui ont été dressé et de la peur qui m’a été transmise en tant que citoyen d’Israël. " (Alaa Ashkar)
