Les Palestiniens élaborent un plan de réconciliation au Caire
Publié le 1 Mars 2009
Jeudi 26 février 2009, par La Rédaction <http://www.aloufok.net/spip.php?auteur2>
Une douzaine de factions palestiniennes, dont les "frères ennemis" du Fatah et du Hamas, ont ouvert jeudi un nouveau dialogue et mis en chantier un plan de réconciliation sur des questions propres à les rassembler après dix-huit mois de rupture entre Gaza et la Cisjordanie.
L'ensemble des parties réunies au Caire ont dit espérer que le dialogue aboutisse à un gouvernement d'union nationale chargé de superviser la reconstruction de Gaza après l'offensive israélienne qui a dévasté l'enclave en décembre-janvier.
Les participants ont décidé de former cinq commissions auxquelles sont confiées des dossiers comme la formation du cabinet, l'organisation d'élections présidentielle et législatives et la mise en place de services de sécurité.
L'un des principaux responsables du Fatah, Azzam al Ahmed, a jugé possible qu'un gouvernement d'union soit annoncé avant la fin mars. "Oui, c'est possible. Nous sommes pressés (...) et la première étape, c'est le gouvernement. Tout est lié au gouvernement", a-t-il souligné.
Selon le communiqué final publié après la réunion, les commissions entameront leurs travaux le 10 mars pour les achever avant la fin du mois.
Un diplomate arabe a déclaré mercredi que les médiateurs égyptiens espéraient qu'un accord soit au point à temps pour être entériné lors d'un sommet arabe prévu fin mars au Qatar.
Les Etats-Unis et les gouvernements européens attendent des Palestiniens qu'ils mettent sur pied un gouvernement composé de technocrates non partisans - ce qui leur éviterait d'avoir à décider comment traiter avec le Hamas, qu'ils tiennent pour un mouvement terroriste.
Mais plusieurs participants, dont le négociateur du Fatah Ahmed Korei, ont refusé d'exclure un cabinet représentant les différentes factions.
"Il pourrait s'agir d'un gouvernement de groupes, d'un gouvernement d'experts techniques ou de technocrates", a-t-il dit, ajoutant que le type de gouvernement dépendrait de la commission chargée de cette question.
La bande de Gaza est aux mains du Hamas depuis juin 2007. La Cisjordanie est administrée par l'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas, dominée par le Fatah.
La rencontre de jeudi a été précédée ces derniers jours par des discussions préparatoires entre le Fatah et le Hamas, qui se sont promis de libérer leurs prisonniers politiques respectifs.
Mais les deux groupes restent en désaccord vis-à-vis d'Israël. Le Hamas se réserve un droit à la résistance armée, tout en se disant prêt à une trêve de 18 mois. Le Fatah, lui, a renoncé à la violence et met ses espoirs dans la négociation depuis les accords d'Oslo de 1993 récusés par les islamistes.
Un participant a fait état d'un désaccord au sujet des élections à venir, plusieurs groupes souhaitant fixer une date précise en janvier 2010 afin que le président Mahmoud Abbas reste au pouvoir sans rival sérieux le plus longtemps possible.
Selon le communiqué final, les scrutins auront lieu d'ici à janvier 2010, ce qui laisse la porte ouverte à des élections anticipées.
"Cela peut avoir lieu dans quatre mois, ou dans six mois", a dit Samir Ghouche, secrétaire général du Front de libération de la Palestine (FLP). "Nous avons évité les questions sur lesquelles nous risquions d'être en désaccord."
Abdel-Rahim Mallouh, numéro deux du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), a mis en garde contre l'illusion de parvenir à des solutions rapides. "Il doit être clair que nous sommes au début du chemin, a-t-il dit. Le diable est dans les détails, comme on dit."
Une douzaine de factions palestiniennes, dont les "frères ennemis" du Fatah et du Hamas, ont ouvert jeudi un nouveau dialogue et mis en chantier un plan de réconciliation sur des questions propres à les rassembler après dix-huit mois de rupture entre Gaza et la Cisjordanie.
L'ensemble des parties réunies au Caire ont dit espérer que le dialogue aboutisse à un gouvernement d'union nationale chargé de superviser la reconstruction de Gaza après l'offensive israélienne qui a dévasté l'enclave en décembre-janvier.
Les participants ont décidé de former cinq commissions auxquelles sont confiées des dossiers comme la formation du cabinet, l'organisation d'élections présidentielle et législatives et la mise en place de services de sécurité.
L'un des principaux responsables du Fatah, Azzam al Ahmed, a jugé possible qu'un gouvernement d'union soit annoncé avant la fin mars. "Oui, c'est possible. Nous sommes pressés (...) et la première étape, c'est le gouvernement. Tout est lié au gouvernement", a-t-il souligné.
Selon le communiqué final publié après la réunion, les commissions entameront leurs travaux le 10 mars pour les achever avant la fin du mois.
Un diplomate arabe a déclaré mercredi que les médiateurs égyptiens espéraient qu'un accord soit au point à temps pour être entériné lors d'un sommet arabe prévu fin mars au Qatar.
Les Etats-Unis et les gouvernements européens attendent des Palestiniens qu'ils mettent sur pied un gouvernement composé de technocrates non partisans - ce qui leur éviterait d'avoir à décider comment traiter avec le Hamas, qu'ils tiennent pour un mouvement terroriste.
Mais plusieurs participants, dont le négociateur du Fatah Ahmed Korei, ont refusé d'exclure un cabinet représentant les différentes factions.
"Il pourrait s'agir d'un gouvernement de groupes, d'un gouvernement d'experts techniques ou de technocrates", a-t-il dit, ajoutant que le type de gouvernement dépendrait de la commission chargée de cette question.
La bande de Gaza est aux mains du Hamas depuis juin 2007. La Cisjordanie est administrée par l'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas, dominée par le Fatah.
La rencontre de jeudi a été précédée ces derniers jours par des discussions préparatoires entre le Fatah et le Hamas, qui se sont promis de libérer leurs prisonniers politiques respectifs.
Mais les deux groupes restent en désaccord vis-à-vis d'Israël. Le Hamas se réserve un droit à la résistance armée, tout en se disant prêt à une trêve de 18 mois. Le Fatah, lui, a renoncé à la violence et met ses espoirs dans la négociation depuis les accords d'Oslo de 1993 récusés par les islamistes.
Un participant a fait état d'un désaccord au sujet des élections à venir, plusieurs groupes souhaitant fixer une date précise en janvier 2010 afin que le président Mahmoud Abbas reste au pouvoir sans rival sérieux le plus longtemps possible.
Selon le communiqué final, les scrutins auront lieu d'ici à janvier 2010, ce qui laisse la porte ouverte à des élections anticipées.
"Cela peut avoir lieu dans quatre mois, ou dans six mois", a dit Samir Ghouche, secrétaire général du Front de libération de la Palestine (FLP). "Nous avons évité les questions sur lesquelles nous risquions d'être en désaccord."
Abdel-Rahim Mallouh, numéro deux du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), a mis en garde contre l'illusion de parvenir à des solutions rapides. "Il doit être clair que nous sommes au début du chemin, a-t-il dit. Le diable est dans les détails, comme on dit."